François Juranville

Les fleurs doubles, diamètre 6 à 7 cm, exhalent un léger parfum de pomme.
François Juranville est un vigoureux rosier ancien créé par René Barber en 1906. Cet hybride de R. wichuraiana est un solide grimpant qui peut se dresser à 4 à 6 m de haut. On le classe parfois parmi les rosiers lianes qui, eux, font au moins 8 m, la plupart du temps plus de 10 m, et qu'on ne taille pas. En revanche, ces grimpants comme les rosiers buissons non remontants doivent être taillés si on veut avoir l'année suivante une belle floraison.
Tailler après la floraison
Les non-remontants sont tous les rosiers qui fleurissent une seule fois par an. Le spectacle a lieu généralement en fin de printemps, fin mai pour les plus précoces jusqu'au début juillet pour les plus tardifs. De son côté 'François Juranville' fleurit presque toujours durant les trois dernières semaines de juin et s'éteint au cours des premiers jours de juillet.
C'est une fois la floraison totalement terminée qu'on doit tailler. Il ne faut pas trop attendre, en tout cas pas après la mi-juillet pour que d'une part le rosier ait tout son temps pour émettre de nouvelles tiges et d'autre part éviter que la masse végétale manquant d'air soit atteinte par des maladies cryptogamiques comme le blanc.
La chasse au bois mort
On commence par supprimer tous les bois morts. Sur 'François Juranville' je repère chaque année plusieurs petites tiges brunes et sèches qui encombrent inutilement le cœur de la ramure. Sur un rosier (grimpant ou buisson) bien établi (au moins 5 à 7 ans), on peut supprimer aussi une ou deux tiges parmi les plus âgées pour faciliter l'émergence de nouvelles tiges. Dans ce cas on utilisera plutôt un sécateur à bras qu'un sécateur à mains de façon à faire des coupes nettes à la base des tiges. Enfin on élimine les rejets éventuels qui surgissent non loin du pied mais sous le point de greffe. Là on ne taille pas on creuse et on tranche la racine au fer de bêche.
Il faut oser tailler court
On passe ensuite à la seconde phase de la taille. On rabat d'abord de moitié toutes les tiges principales (les charpentières). Sur 'François Juranville' je les ramène à la longueur de l'arche que le rosier couvre. Ensuite on rabat tous les rameaux latéraux (les tiges secondaires) au moins de deux-tiers. Je laisse deux ou trois yeux pas davantage et je supprime les départs qui sont en surnombre car trop proches les uns des autres.
Attention aux voisins
Quand le rosier grimpant est associé à une clématite on n'a pas de souci. On peut même lui associer un autre rosier grimpant.
En revanche, si une passiflore a été invitée, il y a fort à parier qu'elle investisse le rosier au point de l'étouffer. C'est le cas dans mon jardin. Le moment est donc propice pour contenir la passiflore en la rabattant elle aussi de façon très sévère pour aérer le rosier.





