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Mina Lobata et Quamoclit

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Elles sont tellement originales qu'on ne pense pas aux ipomées quand on les voit. Pourtant elles en font partie et sont bien très florifères. 

Elles sont rares dans les jardins et pourtant elles sont florifères, vigoureuses, faciles et surtout originales. Il s'agit bien de deux ipomées.

La finesse de  Quamoclit

La première de ces deux espèces est Ipomoea quamoclit. Elle a un feuillage abondant donc couvrant, très élégant, finement découpé, persistant dans son milieu d'origine en Amérique du Sud. Attention car Quamoclit coccinea hederifolia (à feuilles de lierre) a en effet des grosses feuilles beaucoup moins décoratives. Les fleurs de notre I. quamoclit sont petites, campanulées (en forme de cloche), d'un beau rouge vif. La floraison commence en juin et reste continue jusqu'en octobre, voire plus dans le Midi. Cette ipomée grimpe entre 2 et 3 m de haut avec facilité si on lui réserve un support adapté pour qu'elle puisse enrouler ses vrilles volubiles.

La colorée Mina Lobata

La seconde espèce d'ipomée spectaculaire est mina lobata ou I. lobata (ou même I. versicolor). Elle mérite son surnom de "plume d'indien" puisque ses fleurs  multicolores, aux allures de plumes bien érigées, sont regroupées en grappes. Comme toutes les ipomées elle est de croissance rapide et allonge ses tiges sur plus de 3 m. Volubile elle peut grimper sur une arche, ou mieux sur un treillage, mais elle peut aussi courir sur un muret tout en fleurissant abondamment tout l'été, et même tard en automne.

Non rustiques mais vivaces

Ces ipomées souffrent dès que la température tombe autour de + 10° C et elles meurent à + 5° C. C'est la raison pour laquelle on les cultive dans nos régions systématiquement comme des annuelles. C'est faisable car ces plantes ont une croissance vraiment très rapide. Cependant il s'agit bien de plantes vivaces aux tiges herbacées. Leur très grande frilosité nous oblige à les repiquer au jardin seulement quand les nuits ne sont plus trop fraîches (fin mai voire dans les régions septentrionales début juin) mais pas trop tard si on veut en profiter le plus longtemps possible avant que les premiers froids ne les contrarient.

Un semis sous abri est plus prudent

Il faut prendre un terreau neuf et des graines d'un ou deux ans. Si vous les récupérez vous-même sur vos plants vérifiez leur capacité germinative en les mettant dans un bol d'eau. Si elles sont nombreuses à plonger au fond du bol c'est bon signe. A l'inverse si elles flottent en surface n'utilisez pas ce lot. On sème sous serre chauffée en avril,  de préférence par poquet de trois graines dans un godet. Si on sème en terrine on sera obligé, dès que le plant a quatre vraies feuilles, de faire un repiquage intermédiaire en godet avant la plantation en terre. Quand on sème on couvre les graines d'un peu de terreau finement tamisé et on arrose en pluie fine, ou mieux en pulvérisant une eau de pluie. Pour aider la levée si le local n'est pas très chauffé, on peut couvrir la terrine d'une plaque de verre qu'on retire dès que les jeunes pousses apparaissent. Bien évidemment on peut aussi semer directement en place pour éviter les repiquages, mais cela implique de lancer la culture beaucoup plus tard.

Du soleil pour ces plantes horloges

Les fleurs d'ipomée s'ouvrent le matin et se referment en début d'après-midi. Leur ponctualité permet de connaître l'heure sans avoir de montre. Il leur faut juste du soleil dans la première partie de la journée. Placez-les dans un endroit abrité des vents et n'utilisez pas d'engrais.

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